En 2016, la ferme d’Emeville à débuté sa transition agroécologique. L’innovation est holistique. Elle concerne l’entièreté du système de production, transformation et commercialisation.  Elle est enregistrée comme bio. Les cultures annuelles sont intégrées à l’élevage. Des prairies temporaires très productives, à base de légumineuses, sont des composantes essentielles de la rotation des cultures. Elles fixent de l’azote pour les cultures suivantes, contrôlent les adventices, augmentent la fertilité du sol et améliorent la vie et la structure du sol. Les ruminants sont nécessaires dans le système pour valoriser les fourrages et apporter de l’engrais organique.

Les prairies permanents sont pâturées selon un système de chargement tournant caractérisé par de courtes périodes d’occupation (1 à 3 jours) et de longues périodes de repos (40-45 jours en été). Elles sont dominées par un mélange de graminées et de trèfle blanc.  Elles sont principalement fauchées pour faire l’ensilage, ou du foin quand c’est possible.

L’objectif de la transition est de diminuer des coûts de production et d’augmenter le bien-être animal. L’utilisation des intrants commerciaux est drastiquement diminué et la main d’œuvre, en améliorant les effets sur l’environnement et la santé des consommateurs en supprimant les pesticides et autres antibiotiques et en produisant de la viande savoureuse avec des qualités nutritionnelles incontestables.

Le bétail est uniquement alimenté par l’herbe au cours de la période de pâturage et d’hivernage. Il ne reçoit pas d’aliment concentré. Les jeunes animaux sont donc  uniquement engraissés à l’herbe.